Le projet Oracle, imaginé par les élèves du lycée Georges-Clémenceau de Reims, fait partie des 12 projets finalistes nationaux du concours Écris ta série, organisé par le CNC.
Cette année, les élèves concourent dans la catégorie Sciences, thème proposé pour cette 5ᵉ édition. Accompagnés par le Blackmaria et le scénariste Raphaël Medard, ils ont développé leur univers, leurs personnages et leur épisode.
👏 Félicitations aux élèves pour cette belle sélection nationale. Ils défendront désormais leur projet face aux autres finalistes lors de la dernière étape du concours.
Les 8èmes Rencontres de l’Éducation aux Images en Champagne-Ardenne se sont tenues mercredi 3 juin à l’Hôtel de Région de Châlons-en-Champagne. Nous étions plus de 80 participant·es réuni·es pour une journée riche en échanges, en découvertes et en partages de pratiques.
Un grand merci à tous ceux et celles qui ont fait le déplacement depuis les quatre départements de la région. Votre présence et votre enthousiasme tout au long de la journée ont rendu cette édition particulièrement vivante.
Merci à notre grande invitée Sarah Arnold pour la générosité et la sincérité avec laquelle elle a partagé son univers et son processus de création. Merci également à Raphaël Medard, à la MJC de Chaumont, à l’ACCP et à Geoffroy Ferté pour leurs retours d’expériences inspirants. Et merci à Léa Haouzi, Guillaume Lepoix,Geoffroy Ferté, Matteo de Mattia et Nicolas Fournelle pour des ateliers de l’après-midi aussi variés qu’enthousiasmants.
Ces rencontres existent grâce à vous, et c’est ce qui les rend précieuses.
Nous vous donnons rendez-vous pour notre prochaine journée : la Journée Nouvelles Images, le vendredi 27 novembre 2026 à Saint-Ex, Reims. Programme à venir.
– Blanche est né d’une histoire familiale. Comment transforme-t-on un souvenir, une sensation ou quelque chose de très intime en matière de scénario ?
J’ai commencé avec beaucoup de matière. Il y avait cet évènement qui m’avait marqué, un enterrement familial, et puis toutes sortes de personnages, des moments anecdotiques que je projetais déjà en scènes, de multiples thématiques. Il fallait absolument dégrossir. Au fil de l’écriture, j’ai compris que ce qui restait en moi après toutes ces années, dans sa forme la plus simple, c’était le lien fragile et éphémère né de ma rencontre avec une enfant. C’est devenu le cœur et fil conducteur de mon scénario, et j’ai voulu que le film se termine sur cette image. Me concentrer sur la relation entre mes deux personnages m’a permis d’insuffler de la fiction, du conflit narratif, et ainsi de m’émanciper du réel tout en restant fidèle à mon expérience intime.
– Lors de la restitution de l’atelier d’écriture scénaristique, tu as beaucoup échangé avec les participants sur l’écriture. Quel conseil ou quelle idée te semble la plus importante quand on commence à écrire un scénario ?
L’idée que l’écriture, c’est surtout de la réécriture ! Le premier jet importe peu, alors que c’est peut-être celui qui empêche de se lancer. J’ai mis du temps à l’accepter car je suis perfectionniste. Ce n’est pas facile de faire lire son scénario et d’entendre les retours, pourtant je sais que la réécriture a permis à mes films d’exister, dans la meilleure version possible. Une autre idée importante, c’est cultiver de la joie ! Car l’écriture fait passer par plein de sentiments, parfois désagréables, comme la solitude face à sa page ou le sentiment d’échec. C’est normal ! J’essaie d’y remédier en m’entourant quand je le peux, en laissant mon texte de côté pour mieux y revenir, et en tâchant de ne pas oublier le plaisir et le privilège d’écrire d’un film.
– Dans tes films, on sent une grande attention portée aux enfants et aux adolescents. Qu’est-ce qui t’intéresse dans leur manière de regarder le monde ?
Mes films sont traversés par la thématique de l’identité, de trouver sa place dans un groupe donné et, de manière plus générale, dans le monde. Cela fait naturellement écho à la jeunesse. Ce qui m’intéresse dans ce regard à hauteur d’enfant et de jeunes adultes, c’est la notion d’espoir. Avec Blanche par exemple, j’ai voulu montrer qu’une jeune génération pourrait se rencontrer et ne pas répéter les schémas négatifs portés par ses parents. Cet espoir reste mince, il se heurte à différents parcours de vie, mais il continue d’exister dans chacun de mes personnages et c’est cette possibilité qui me touche, cet horizon qui reste ouvert malgré l’adversité. Mes deux derniers films se terminent ainsi de la même manière : une vue en hauteur d’un large paysage et d’un ciel infini.