Le samedi 8 novembre, nous avons eu le plaisir de présenter une sélection de films issus du Kit Handicapdu Blackmaria, dans le cadre de l’événement “Handicap & Vivre ensemble” organisé par la médiathèque Jean Falala. Ces courts métrages, choisis pour leur sensibilité et leur richesse visuelle, explorent différents visages du handicap et de la différence à travers le monde.
La médiathèque Jean Falala et le réseau des bibliothèques de Reims proposent, du 15 octobre au 5 décembre, une nouvelle édition de leur temps fort “Handicap & Vivre ensemble”. Conférences, projections, ateliers, visites commentées et initiations à la LSF ou au braille… autant d’occasions de changer de regard sur le handicap, d’expérimenter autrement la culture et de découvrir la richesse des démarches inclusives menées sur le territoire.
Créé il y a plus de 30 ans par le CNC et les ministères de l’Éducation nationale et de la Culture, « Ma Classe au cinéma » permet à près de 2 millions d’élèves, de la maternelle au lycée, de découvrir chaque année une grande diversité de films en salle, accompagnés par leurs enseignants.
Face aux enjeux du rapport des jeunes aux écrans et à l’évolution de la formation des professeurs, le dispositif doit être consolidé et renouvelé. Sur la base de 70 entretiens, Édouard Geffray formule 19 propositions pour le pérenniser : faciliter l’accès des enseignants à la formation, associer davantage tous les acteurs au pilotage, renforcer l’engagement de chacun et adosser l’éducation à l’image aux programmes scolaires.
Les ministères et le CNC, attachés à la poursuite du dispositif, s’engagent à mettre en œuvre ces orientations pour en assurer l’avenir et le développement.
Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous impliquer dans les ateliers d’écriture scénaristique du défi Écris ta série l’an dernier ?
Dans un premier temps, ce type d’ateliers me permet de rester connecté aux adolescents, de mieux les comprendre et de découvrir leur fonctionnement. C’est important pour moi qui suis auteur.
Ensuite, je crois que le cinéma doit être accessible au plus grand nombre. Pas seulement dans sa diffusion mais surtout dans sa fabrication. Aujourd’hui, puisque les moyens techniques sont à portée de main, il me semble essentiel de transmettre les bases d’une démarche cinématographique. Et pour moi, le scénario en reste le fondement.
Comment les jeunes participants ont-ils accueilli l’expérience de l’écriture collective d’une série ?
Souvent, au départ, ils sont très enthousiastes et veulent écrire LE scénario que tout le monde voudra voir au cinéma. Mais en commençant à réfléchir, ils se rendent vite compte que beaucoup de leurs idées ont déjà été exploitées, ou qu’ils veulent simplement refaire leur film préféré. C’est souvent à ce moment-là qu’ils se sentent un peu démunis, car ils doivent alors puiser en eux-mêmes et affirmer leur point de vue.
Une fois ce cap franchi, la confiance revient. Ce qui fait la différence ensuite, c’est l’investissement. Un bon scénario demande du travail, et petit à petit, ils s’impliquent. À la fin, après toutes ces étapes, ils sont fiers d’eux et chacun sait si l’écriture est faite pour lui.
Y a-t-il un moment, une idée ou une scène inventée par les élèves qui vous a particulièrement marqué ?
Avec l’un des groupes, au début de l’atelier, nous n’avions qu’une nappe en papier comme support d’écriture. Au fil des séances, les participants y ont déposé leurs idées, leurs intentions, leurs personnages… Peu à peu, la nappe s’est déroulée pour atteindre près de quatre mètres de long. Elle avait l’allure d’une jolie mosaïque. Lorsque nous avons terminé le scénario et qu’il a fallu la plier pour la remplacer par un document propre et normé, les jeunes étaient émerveillés par la transformation. Ce moment a été très fort.
Selon vous, qu’apporte ce type d’atelier aux jeunes ?
À travers ces ateliers, les jeunes découvrent le vocabulaire et les techniques liés au métier de scénariste. Ils apprennent aussi le travail en équipe, ainsi que les différentes étapes de la chaîne de production cinématographique. Mais surtout, ils prennent conscience de leurs propres aptitudes, et qu’ils sont profondément riches – d’idées, de points de vue, de convictions.
Une journée de formation destinée aux professionnel·les de l’éducation, de la culture et de la médiation (enseignant·es, animateur·trices, bibliothécaires, artistes…), coorganisée par Le Blackmaria (Pôle régional d’éducation aux images) et Saint-Ex – Culture numérique.
Au cœur de cette journée : l’impact de l’intelligence artificielle sur nos manières de créer, transmettre et comprendre les images.
Conférence d’ouverture –Pascal Doucet-Bon(directeur délégué de l’information à France Télévisions) Transformations des médias à l’ère de l’IA Une plongée dans les mutations de l’information et des contenus générés automatiquement, suivie d’un temps d’échange.
Atelier plénière – Pascal Doucet-Bon Fake News et IA : outils de décryptage Comment textes et images peuvent être manipulés, et comment développer de solides réflexes critiques.
Après-midi
Conférence – Benoît Labourdette (réalisateur et formateur) IA et culture : état des lieux et perspectives Une lecture critique et appliquée des usages de l’IA dans le champ culturel : entre dérives, opportunités et responsabilités.
Ateliers pratiques au choix :
Réaliser un court-métrage avec l’aide d’IA génératives (atelier mené par Benoît Labourdette).
Explorer Stable Diffusion et transformer l’image comme une matière plastique (atelier animé par Hugo Petit).
Produire des images hybrides, du dessin à la vidéo générée, et interroger les biais et l’écologie numérique (atelier proposé par Guillaume Lepoix).
S’initier au fact-checking et au décryptage des mécanismes de désinformation avec l’atelier « Il paraît que… » (Les Petits Débrouillards).
Objectifs de la journée
Expérimenter les outils de l’IA de manière créative et critique.
S’outiller pour mieux comprendre et accompagner les mutations médiatiques.
Interroger nos pratiques face aux enjeux éthiques et sociétaux.
Renforcer l’esprit critique à l’ère des intelligences artificielles.
Les séries sont partout dans le quotidien des jeunes. Pourquoi ne pas transformer cette passion en une expérience pédagogique ?
Nous proposons des ateliers d’écriture scénaristique menés par des professionnels, pour initier vos élèves aux coulisses de la création : inventer des personnages, imaginer des intrigues, poser un univers, écrire des dialogues…
Ces ateliers peuvent prendre plusieurs formes :
une séance découverte pour explorer les bases de la narration sérielle ;
un cycle de 2 ou 3 séances pour développer un projet collectif ;
ou même un véritable parcours d’écriture sur plusieurs heures, pour bâtir une mini-série de A à Z.
Objectif : donner aux élèves des clés d’analyse, stimuler leur créativité et leur montrer que derrière chaque série qu’ils regardent, il y a un vrai travail d’écriture et de collaboration.
Dans le cadre du Parcours d’Éducation Artistique et Culturelle (PAG) dans l’Aube, Léa Haouzi est intervenue auprès de 63 élèves répartis dans trois classes (CP, CE1, CP/CE1) à Saint-Parres-aux-Tertres, pour un projet d’initiation au cinéma d’animation. Elle revient ici sur cette aventure pédagogique menée sur 14 heures par classe, autour du court-métrage Le Grand Grrrrr, en lien avec un travail linguistique en anglais.
Comment s’est construit ce projet d’atelier en stop-motion ? Le point de départ était l’album Le Grand Grrrrr, une histoire sensible et drôle autour de la colère et de son apprivoisement. Le livre ne comporte aucun dialogue, ce qui en fait un support idéal pour travailler l’expression corporelle, les émotions… et l’imaginaire. Le projet visait à faire entrer les élèves dans la création d’un film d’animation en stop-motion tout en explorant l’expression des émotions et le vocabulaire anglais lié aux sentiments.
Quel était l’enjeu principal avec ces jeunes élèves de primaire ? Avec des CP et CE1, il faut rendre les choses très concrètes. L’animation image par image est parfaite pour cela : chaque élève manipule, crée, photographie, puis voit l’image s’animer. L’enjeu était aussi de travailler la gestion de la frustration, la patience et la coopération, autant que l’expression artistique.
Quels ont été les temps forts du projet ? Chaque classe a pris l’histoire à sa manière : certains ont reconstitué des scènes de l’album, d’autres ont imaginé des suites ou des variations. Les enfants se sont montrés extrêmement investis dans la fabrication des personnages et des décors. Et puis, bien sûr, il y a eu la projection finale : un vrai moment de fierté collective.
Qu’avez-vous retiré de cette expérience en tant qu’intervenante ? C’est l’un de ces projets où on se rend compte que les plus jeunes ont une capacité d’appropriation artistique incroyable. Ils comprennent très vite les logiques de mouvement, de rythme, de narration.
Cinq classes autour de Saint-Dizier ont participé à un projet artistique ambitieux : réaliser un court film en stop motion avec le réalisateur Pierre Genouvrier, autour d’un thème d’actualité : la biodiversité.
Chaque classe a choisi un environnement — océans, forêt amazonienne, savane — et imaginé une histoire où cet équilibre est soudain menacé. De l’écriture du scénario à la fabrication des décors, du tournage image par image à l’enregistrement des bruitages, les élèves ont pris part à toutes les étapes de création, découvrant les coulisses d’un véritable film d’animation.
Un travail exigeant, créatif, et profondément collectif.
Les films ont été projetés le lundi 16 juin au cinéma Le Ciné Quai de Saint-Dizier, en présence du réalisateur et des familles.
À Saint-Parres-aux-Tertres, près de Troyes, 63 élèves de CP et CE1 ont relevé un défi artistique de taille : réaliser un film d’animation en stop motion… en anglais ! Accompagnés par la réalisatrice Léa Haouzi, ils se sont inspirés de l’album jeunesse Le Grand Grr pour imaginer leurs histoires. Pendant 14 heures d’atelier par classe, les élèves ont créé des scénarios à partir de l’univers du livre, dessiné des storyboards, fabriqué décors et personnages, puis animé leurs scènes image par image. Le vocabulaire anglais — animaux, émotions, dialogues simples — a été intégré tout au long du processus.
La restitution a eu lieu le vendredi 13 juin à Saint-Parres.
Du 9 juillet au 29 août, la ville de Reims et La Pellicule Ensorcelée proposent un parcours en 6 films et 3 ciné-goûters. Gratuites et ouvertes à tous, ces séances sont un moment de convivialité, de découvertes et de vie de quartier.
Projections en plein air (dès 19h) Chaque séance commence par un moment d’installation/piqueniques, suivi d’une animation artistique, puis d’un quiz cinéma avant la projection du film. • Mer. 16 juillet (Parc Saint‑Bruno) Les Goonies• Mar. 22 juillet (Parc Léo Lagrange) Charlie et la Chocolaterie• Mer. 23 juillet (Boulodrome) Didier• Ven. 29 août (Parc de Champagne) Le Château dans le ciel Ciné‑Goûters (14h et 15h15 au Cellier) Séances de cinéma d’animation pour les enfants dès 5 ans, avec film, médiation et goûter. Projections gratuites, réservations obligatoires au 03 24 55 48 07 : • Mar. 22 juillet – Dans la nuit Le soleil vient de se coucher. Encore une belle journée. Et qui va bientôt arriver ? La grande et belle lune, et des myriades d’étoiles ! Dans la nuit, les ombres sont plus majestueuses, les histoires plus profondes, les sensations décuplées. Et les sens sont tous en éveil. Oreilles et yeux grands ouverts, pénétrons dans une obscurité propice à mille aventures et fantaisies.
Lycéens et apprentis au cinéma est un dispositif scolaire qui fait partie de la politique de sensibilisation et d’éducation artistique du jeune public du CNC. Il offre aux élèves des lycées généraux, professionnels, agricoles, ainsi qu’aux apprentis des CFA, l’opportunité de découvrir le cinéma sur grand écran.
Chaque trimestre, les lycéens et apprentis assistent à des projections spécialement organisées pour eux dans les salles de cinéma, enrichissant leur culture cinématographique grâce à un travail pédagogique mené par les enseignants et les partenaires culturels.
Cette année encore, quatre œuvres cinématographiques fortes et singulières seront proposées aux lycéen·nes et apprenti·es de Champagne-Ardenne. Entre mémoire historique, vertige existentiel et amour à l’ère des machines, cette programmation invite à penser le monde, à l’éprouver, et à se laisser bouleverser.
Trimestre 1 — Le Dictateur Charlie Chaplin — 1940 — 2h05
À son retour de la guerre de 1914-1918, un petit barbier juif a perdu la mémoire. Après des années d’hôpital, il retrouve sa boutique dans le ghetto. Mais il découvre un monde en proie à la folie. Un dictateur hystérique, Adenoïd Hynkel, son parfait sosie, sème la terreur dans le pays. Avec l’aide de sa compagne Hannah, le barbier résiste aux SS qui menacent la petite communauté. Il se retrouve acteur malgré lui de cette tragique mascarade…
Le Sommet des dieux Patrick Imbert — 2021 — 1h30 — animation — France/Luxembourg
A Katmandou, le reporter japonais Fukamachi croit reconnaître Habu Jôji, cet alpiniste que l’on pensait disparu depuis des années. Il semble tenir entre ses mains un appareil photo qui pourrait changer l’histoire de l’alpinisme.
Visionnez la bande-annonceLa Plus Précieuse des marchandises Michel Hazanavicius — 2024 — 1h20 — animation — France
Il était une fois, dans un grand bois, un pauvre bûcheron et une pauvre bûcheronne. Le froid, la faim, la misère, et partout autour d´eux la guerre, leur rendaient la vie bien difficile. Un jour, la bûcheronne recueille un bébé. Un bébé jeté d’un des nombreux trains qui traversent sans cesse leur bois. Protégée quoi qu’il en coûte, ce bébé, cette petite marchandise va bouleverser la vie de cette femme, de son mari , et de tous ceux qui vont croiser son destin, jusqu’à l’homme qui l’a jeté du train.
Spike Jonze — 2013 — 2h06 Los Angeles, dans un futur proche. Theodore Twombly, un homme sensible au caractère complexe, est inconsolable suite à une rupture difficile. Il fait alors l’acquisition d’un programme informatique ultramoderne, capable de s’adapter à la personnalité de chaque utilisateur.