Durant le Festival War On Screen, les Régionales de l’exploitation ont réuni les salles de cinéma de la Région Grand Est.
Et si chaque année WoS était l’occasion pour le milieu professionnel de l’audiovisuel de se rencontrer et d’échanger sur les problématiques du secteur ? Dans le cadre de sa onzième édition, War on Screen a accueilli le 5 octobre Les Régionales de l’exploitation, organisées par la région Grand Est, en collaboration avec les représentants de l’exploitation et les pôles d’éducation à l’image.
L’axe de la journée était celui de la médiation : des retours d’expériences sur le métier de médiateur et sur des initiatives faites dans des salles de cinéma en Grand Est ont été proposés.
Le projet S’en Sortir a une belle histoire. Tout a commencé au Ciné-Quai de Saint-Dizier, lors du rendez-vous Tous en salleorganisé à la mi-juin depuis 3 éditions.Valentin Fournaise, venu présenter son métier de Youtubeur, tombe sur une bande de copains du quartier du Vert-Bois de Saint-Dizier qui écrivait un projet de séries dans leur coin. Le Blackmaria leur propose alors de participer à l’appel à projet Ecris ta série du CNC. Grâce à cela, ils finissent d’écrire l’épisode pilote.
Londres, 1884. Le chirurgien Frederick Treves découvre un homme complètement défiguré et difforme, devenu une attraction de foire. John Merrick, » le monstre « , doit son nom de Elephant Man au terrible accident que subit sa mère. Alors enceinte de quelques mois, elle est renversée par un éléphant. Impressionné par de telles difformités, le Dr. Treves achète Merrick, l’arrachant ainsi à la violence de son propriétaire, et à l’humiliation quotidienne d’être mis en spectacle. Le chirurgien pense alors que » le monstre » est un idiot congénital. Il découvre rapidement en Merrick un homme meurtri, intelligent et doté d’une grande sensibilité.
– DEUXIÈME TRIMESTRE –
Les Beaux Gosses de Riad SATTOUF
France – Couleur – 2009 – 1h30
Comment Hervé, 14 ans, collégien débordé par ses hormones, physiquement ingrat et moyennement malin, découvre le monde mystérieux des sentiments…
– TROISIÈME TRIMESTRE (film au choix) –
J’ai perdu mon corps de Jérémy CLAPIN
France – Couleurs – 2019 – 1h21 – Animation
A Paris, Naoufel tombe amoureux de Gabrielle. Un peu plus loin dans la ville, une main coupée s’échappe d’un labo, bien décidée à retrouver son corps. S’engage alors une cavale vertigineuse à travers la ville, semée d’embûches et des souvenirs de sa vie jusqu’au terrible accident. Naoufel, la main, Gabrielle, tous trois retrouveront, d’une façon poétique et inattendue, le fil de leur histoire,…
OU
Ma Famille Afghane de Michaela Pavlatova (film régional Grand Est)
France – Couleurs – 2022 – 1h20 – Animation
Kaboul, Afghanistan, 2001. Herra est une jeune femme d’origine tchèque qui, par amour, décide de tout quitter pour suivre celui qui deviendra son mari, Nazir. Elle devient alors la témoin et l’actrice des bouleversements que sa nouvelle famille afghane vit au quotidien.
UN DISPOSITIF POUR LES LYCÉENS ET LES APPRENTIS
Lycéens et apprentis au cinéma est un dispositif national d’éducation à l’image créé en 1998 par le Centre National du Cinéma et de l’image animée (CNC). Il s’adresse aux élèves des lycées d’enseignement général et professionnel, publics et privés, des lycées agricoles et des centres de formation des apprentis (CFA). Dans ce cadre, les élèves découvrent des oeuvres cinématographiques lors de projections organisées spécialement à leur intention dans les salles de cinéma. Grâce au travail pédagogique d’accompagnement conduit par les enseignants et les partenaires culturels, ils se constituent les bases d’une culture cinématographique. La réussite de cette opération repose sur l’engagement des enseignants volontaires et des salles de cinéma partenaires.
L’association Télé Centre Bernon met en œuvre et coordonne le dispositif en partenariat avec l’Académie de Reims. Lycéens et apprentis au cinéma est soutenu par la Région Grand Est et l’Etat (DRAC, CNC, Education Nationale). Le dispositif ne saurait exister sans l’implication des salles de cinéma partenaires de l’opération.
LES OBJECTIFS
Amener les élèves à une pratique culturelle du cinéma – Développer leur regard critique face à l’image – Acquérir et enrichir une culture cinématographique – Créer la rencontre avec la salle de cinéma « art et essai » et/ou de proximité
Depuis l’année scolaire 2016/2017, les coordinations du dispositif Lycéens et apprentis au cinéma du Grand Est mettent en avant des oeuvres cinématographiques (fiction, documentaire, court métrage) ayant reçu le soutien financier de la Région Grand Est. Cette initiative fait écho à deux missions essentielles menées par la collectivité régionale : d’une part la politique de soutien à la production cinématographie et audiovisuelle, d’autre part l’éducation du regard des lycéen·ne·s et apprenti·e·s.
Travailler sur un film en liste régionale, c’est la possibilité : – pour les enseignants d’être formés par le réalisateur sur son œuvre ; – pour certaines classes de rencontrer le réalisateur et lui poser des questions sur ses choix de réalisation – de mettre en valeur la filière audiovisuelle professionnelle locale et faire découvrir des métiers auprès des lycéens et apprentis.
Par ce projet fédérateur, le RECIT (Alsace), TCB (Champagne-Ardenne) et le CRAVLOR (Lorraine) poursuivent leur collaboration vertueuse à l’échelle du Grand Est, permettant ainsi la découverte des productions régionales de qualité auprès de nombreux publics (enseignants, lycéens et apprentis).
Lycéens et apprentis au cinéma – Région Grand Est Un dispositif national d’éducation à l’image coordonné par, CRAVLOR (Lorraine), le RECIT (Alsace), TCB : Télé Centre Bernon (Champagne-Ardenne), soutenu par la Région Grand Est, le Ministère de la culture et de la communication (Direction Régionale des Affaires Culturelles Grand Est, CNC) en partenariat avec les Académies de Strasbourg, Nancy-Metz, Reims et les salles de cinéma participantes.
Le Blackmaria, Pôle régional d’éducation aux images de Champagne-Ardenne a acquis les droits de diffusion de treize films courts qui sont autant d’entrées pour ouvrir des échanges autour des handicaps.
Depuis les années 2010, les séries se diversifient et de nombreuses expériences de diffusion, d’accompagnement et de réalisation se mettent en place à des échelles locales, régionales et pour tous types de publics, initiés tantôt par des salles de cinéma ou des réseaux ou encore des festivals. De nombreux pôles régionaux d’éducation aux images proposent des activités et des rencontres autour de l’objet série. Ces ressources sont à retrouver dans l’article Faire l’expérience de la série sur le site du Fil des images.
Peaky Blinders
Beaucoup d’autres initiatives locales ou régionales existent aujourd’hui, émanant de salles de cinéma ou de réseaux.
Bruno Follet, membre de CinéLigue Hauts-de-France (membre de l’ARCI – Association Régionale des Cinémas Itinérants), coordinateur de Lycéens et Apprentis au cinéma dans l’Académie de Lille et intervenant en temps scolaire, périscolaire et extrascolaire, a co-écrit et co-réalisé avec des jeunes du Nord de la France la web-série Réseaux en 9 épisodes.
Web-série Réseaux
Bruno Follet sera invité à nos prochaines Rencontres Régionales de l’Education aux Images Champagne-Ardenne à l’été 2021. En attendant, et pendant que le reconfinement nous offre la possibilité de découvrir de nouvelles ressources, nous vous proposons plusieurs de ses web-séries.
Pour Sciences & vidéos, dans le cadre du programme Sciences & Co du Forum départemental des Sciences de Villeneuve d’Ascq : – première saison « Astro » réalisée en juillet 2019 (6 épisodes) : Saison Astro – seconde saison « Climat » de juillet 2020 : Saison Climat
Follow me ! : une série réalisée avec l’aide de la Ville de Lille et en partenariat avec le Festival Séries Mania. C’est court (4 épisodes pour 15 minutes en tout) et cela a été fabriqué entre novembre 2019 et février 2020 avec des jeunes d’un quartier de Lille Sud.
Dans le cadre de leurs missions de Pôles régionaux d’éducation aux images du Grand Est, le Récit en Alsace, Image’Est en Lorraine et le Blackmaria en Champagne-Ardenne présentent leur carte dynamique des dispositifs et des actions d’éducation aux images dans la région Grand Est.
Grâce au Pôle d’éducation aux images Normandie Images qui a créé cet outil numérique et politique inédit dans le domaine de l’éducation aux images, nous pouvons plus facilement visualiser de manière objective le champ d’action de toute la région Grand Est. Cette cartographie permet, en effet, de combiner à la fois une vision géographique simple avec des chiffres clés des actions et des dispositifs d’éducation aux images en région et ainsi, de saisir, nos implications sur le terrain et l’ampleur des acteurs et structures présents sur le territoire.
Vous pouvez sélectionner ce que vous souhaitez visualiser grâce au système de calques : choisissez l’information que vous voulez voir en cliquant sur cet icône « œil ».
YouTube est un univers à part entière avec ses codes et ses usages. Il est de plus en plus difficile de l’ignorer, a fortiori lorsqu’on se trouve dans un cadre pédagogique avec des jeunes. L’article qui suit va vous donner quelques pistes et ressources pour appréhender YouTube de manière positive dans un contexte d’éducation aux images et aux médias.
Chaque jour, les 1,5 milliard d’utilisateurs passent en moyenne 1h à voir des vidéos sur YouTube
Chaque minute, 400h de vidéos sont uploadées sur YouTube
Chaque jour, les utilisateurs de YouTube totalisent 115.000 années passées à regarder des vidéos
81 % des 13-19 ans possèdent leur propre smartphone (vs. 77 % l’année dernière).
Les 1-6 ans passent en moyenne 4H37 sur internet par semaine (contre 2H10 en 2012). Ce chiffre monte à 6H10 pour les 7-12 ans, et 15h11 pour les 13-19 ans.
79 % des 13-19 ans sont inscrits sur YouTube (vs 45 % en 2016), ce qui en fait le réseau social le plus fréquenté par cette tranche d’âge, suivi de Facebook (77 %).
36 % des 7-12 ans et 34 % des 13-19 ans ont leur propre tablette.
En tant que Pôle régional d’éducation aux images, nous avons fait le choix de créer une chaîne YouTube pour partager et valoriser les vidéos réalisées lors des projets que nous menons sur les temps scolaires et hors scolaires.
Nous avons également développé un concours de critique de films en vidéos « Filme ta critique » s’appuyant sur cette même plateforme. L’idée est de proposer aux élèves et à leurs enseignants de réaliser des critiques de films vus dans le cadre de Collège au cinéma et Lycéens et apprentis au cinéma. La 2ème édition du concours a débuté en octobre 2019.
Lors de nos différentes interventions nous sommes régulièrement sollicités par des enseignant.es s’interrogeant sur les bonnes pratiques à avoir et sur le contenu « de qualité » à proposer à leurs élèves. En effet, il est intéressant de s’appuyer sur les connaissances et la pratique des jeunes mais il faut aussi pouvoir leur présenter des alternatives pédagogiques pour les accompagner dans la diversification de leurs centres d’intérêts.
C’est pourquoi nous vous proposons ci-dessous une liste non exhaustive pour vous aiguiller dans vos recherches. N’hésitez pas à nous partager vos trouvailles et pépites afin que nous agrémentions nos propositions. Bonne découverte !
Les chaînes YouTube qui parlent de cinéma/séries :
Et en bonus, un documentaire disponible sur YouTube qui interroge la création de contenus par des femmes sur cette même plateforme « Elles prennent la parole » :
YouTube compte aujourd’hui plus d’un milliard d’utilisateurs, soit près d’un tiers des internautes du monde entier. La consommation de contenus sur YouTube fait à présent partie de la culture de masse des moins de 30 ans. Pourtant, dans le top 100 des chaînes françaises, seulement une dizaine de créatrices vidéo. Et les plus influentes abordent des sujets plutôt stéréotypés : mode, cuisine et maquillage. Si les “Youtubeuses beauté” jouissent déjà d’une belle couverture, comment visibiliser les autres, celles qui naviguent entre l’humour et l’art, le gaming et l’Histoire, les sujets de société et le cinéma, les conseils de vie et la beauté, la littérature et les voyages ? Pour raconter leurs histoires, Léa et Lisa sont donc parties à la rencontre d’une quinzaine de créatrices à travers la France. Quelles sont leurs motivations ? À quels obstacles sont-elles confrontées ? Bref, à quoi ressemble le quotidien d’une « Youtubeuse » ?