INTERVIEW – PAULINE GUIGNARD


LIGUE DE L’ENSEIGNEMENT DE L’AUBE
DÉLÉGUÉE CULTURE – CHARGÉE DE MISSION FESTIVAL 1ÈRE MARCHE

image


 

– Le festival 1ère Marche met en lumière les jeunes cinéastes depuis 28 ans : qu’est-ce qui fait, selon toi, sa place et sa singularité aujourd’hui dans le paysage des festivals ? 

Le festival se démarque selon moi, par le fait de se concentrer sur les jeunes cinéastes. Sur le Festival 1ère marche, ils n’ont pas juste une catégorie qui leur est consacrée, ils occupent la majorité de la programmation.
De plus, c’est un évènement qui pousse à la création et à la réalisation. Que ce soit grâce aux échanges après les diffusions, aux temps informels et conviviaux, ou encore aux stages cinéma organisés en amont ou encore aux expositions, chaque action est pensée pour inciter les jeunes à faire, à se lancer. Le festival sert à la fois à donner de la visibilité mais aussi à soutenir et pousser la future génération de cinéastes.

– Cette année, vous avez réalisé une bande-annonce, tournée dans plusieurs lieux culturels de Troyes : comment ce projet s’est-il construit concrètement et qu’est-ce qu’il apporte aux participant.es ?

L’idée de départ était vraiment d’ancrer le festival dans son territoire. On voulait donner plus de visibilité aux cinéastes du coin, tout en mettant en valeur la ville de Troyes dans laquelle se déroule l’évènement. Pour l’édition 2025, nous avons même décidé de transformer le tournage de la bande-annonce en un événement public : c’était une super occasion de montrer concrètement aux gens à quoi ressemble un plateau de cinéma.
Cette année, on a d’ailleurs traité cette bande-annonce comme une véritable fiction. Elle a une esthétique très cinématographique, ce qui se rapproche plus des films que l’on diffuse toute la semaine.
C’est aussi un projet qui met en avant les talents et les associations locaux, comme l’association Essai dont la présidente Shanon Schmeltz-Chazelon a été la réalisatrice de la bande-annonce. Au-delà du film lui-même, ce tournage a été un formidable levier pour tout le monde : cela a permis aux participants de faire de nouvelles rencontres, d’élargir leur réseau et de renforcer leur parcours professionnel. C’est une expérience qu’ils pourront fièrement valoriser par la suite.

– Entre projections, débats, ateliers et rencontres, le festival crée beaucoup d’échanges : qu’est-ce que tu observes dans la manière dont le public et les jeunes créateur.rices se rencontrent pendant ces cinq jours ?

Pendant ces 5 jours, j’observe un vrai engouement parmi les échanges. Que ce soit les jeunes créateurs entre eux, ou avec le public ou encore les membres du jury professionnel. C’est très convivial et bienveillant dans la manière dont ils échangent. L’objectif est vraiment d’encourager et de progresser. Certaines rencontres ont des effets immédiats, car c’est un retour sur un travail, un conseil, une manière de faire qui est communiqué. Pour d’autres rencontres, on s’aperçoit de leurs effets 1 an ou 2 ans plus tard, en voyant des projets éclore grâce aux rencontres sur l’évènement. C’est aussi ce qui fait selon moi la force du Festival 1ère marche, ce qui s’y passe ne s’arrête pas à la semaine de l’évènement, ce sont des connexions et des échanges qui provoquent des opportunités pour le futur.

Les commentaires sont fermés.

Fièrement propulsé par WordPress | Thème : Baskerville 2 par Anders Noren.

Retour en haut ↑